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À propos
Qui sommes-nous ?
L’association loi 1901 de la Commanderie des Cordons Bleus, créée à Dijon en 1949 sous la présidence de Me Gaston-Gérard, ancien Ministre, ancien Député-Maire de Dijon, assisté d'un Conseil groupant de nombreuses personnalités, conduit une action efficace au service de l’alimentation de qualité et de la convivialité.
Maître Gaston Gérard, ne pouvait donner meilleur nom – Commanderie des Cordons Bleus de France – à cette réunion de consommateurs au goût aiguisé entendant bien participer au prestige de la gastronomie, des chefs, des traditions, des bons produits et de l’art de vivre.
Présente également en Suisse www.cordonsbleus.ch et à Hong Kong www.ccbf.asia, la Commanderie actuellement présidée par Marie-France Guyot-Renaud, organise des grands évènements festifs appelés « Réunions de saison et d’études » destinés à un panel de gourmets et de gourmands. Les rangs de la Commanderie sont ouverts à toutes celles et ceux qui considèrent la gastronomie et la cuisine comme un art à part entière.
Pour bien symboliser son objectif d'action utile, la Commanderie des Cordons Bleus consacre le cérémonial d'intronisation à la remise officielle de l'insigne statutaire, maintenue par un cordon bleu, et du diplôme de Commandeur.
Pourquoi un cordon bleu ?
Cordon bleu !
Expression utilisée pour qualifier un cuisinier ou une cuisinière qui réalise des plats exceptionnels,
En 1895, la journaliste Marthe Distel publie le premier journal de cuisine, La Cuisinière cordon bleu, qui rencontre un grand succès. Elle ouvre ensuite les écoles « Le Cordon Bleu », très réputées aujourd’hui pour leur apprentissage de l’art de vivre à la française dispensant des formations de premier plan aux métiers des arts culinaires et de l’hôtellerie.
Et bien sûr une célèbre Commanderie crée en 1949, sous la présidence de Me Gaston-Gérard, ancien Ministre, ancien Député-Maire de Dijon, assisté d'un Conseil groupant de nombreuses personnalités, ayant pour but de faire revivre l'Art Culinaire sous toutes ces formes et dans ses traditions françaises et d'organiser des manifestations régionales, nationales et internationales en faveur de la gastronomie, de l'Art Culinaire, des Arts de la Table et des Produits de Qualité.
Et pourtant l’expression "cordon bleu" n’a rien à voir avec les arts de la table. Il faut remonter à l’histoire de France….
C’est le 31 décembre 1578, en pleine période de guerre de religion, qu’un édit royal d’Henri III fondait l’Ordre du Saint-Esprit. Son nom était dû à la dévotion qu’avait le roi pour la Pentecôte, journée commémorant la descente du Saint-Esprit sur les apôtres. Ce jour de Pentecôte avait marqué deux événements particulièrement importants pour Henri III :
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sa désignation à la tête du royaume de Pologne avait eu lieu le 11 mai 1573
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son accession au trône de France le 30 mai 1574.
Chaque chevalier portait une croix à quatre branches, terminées par huit pointes boutonnées
La croix présente en son centre : à l'avers une colombe aux ailes déployées et à la tête dirigée vers le bas; au revers Saint-Michel terrassant le dragon.
La croix était accrochée à un large ruban de couleur moirée bleu ciel, d'où le surnom de cordon bleu aux chevaliers qui la portaient.
Afin de regrouper les principaux chefs du parti catholique pour définir leurs actions contre les protestants, le roi, Henri III, avait pris l’habitude de réunir les chevaliers de l’Ordre du St Esprit autour de bons repas et comme ils étaient tous porteurs du ruban bleu… La renommée de ces repas fut telle qu'on employa l'expression « Faire des festins de cordons bleus ».
L'ordre du Saint-Esprit fut le premier ordre de la monarchie française, et aussi le plus prestigieux.
La vie de l’Ordre du Saint-Esprit s’acheva en 1830 lorsque Louis-Philippe abolit définitivement, mais non officiellement, tous les Ordres monarchiques par leur non-attribution.
Henri III
LA RENAISSANCE fut également une cause d’évolution culinaire. C’est l’association de saveurs et d’exotisme culinaire. En France, c’est sous François Ier que le luxe de la table fut poussé au plus haut degré. Les manières à table apparaissent chez les nobles. Les repas mondains deviennent une sorte de spectacle où chacun s’affichent afin d’être reconnu pour son rang.
Catherine de Médicis, reine de France, épouse d’Henri II et mère d’Henri III, apporte la fourchette, la faïence fine et la verrerie.
On a coutume de dire que la fourchette a été inventée à la renaissance. En réalité les premières fourchettes connues remontent à l’époque gallo-romaine. L'histoire de la diffusion en Europe de la fourchette a pris 9 siècles. Au Moyen Age, la fourchette était un objet aussi rare que luxueux, avec un manche en cristal ou en ivoire.
Jusqu'au milieu du 17ème siècle en France, on mangeait avec ses doigts. La fourchette fut introduite par la reine Catherine de Médicis, au 16ème siècle, et apparut à la table de son fils le roi Henri III.
Invité à quelques festins de la noblesse vénitienne par le doge, Henri III fut intrigué par un ustensile de table qu'il n'avait encore jamais vu. Cet accessoire ingénieux qui se nommait fourchette (petite fourche) du latin "furca" : présentait le double intérêt de piquer les viandes plus élégamment qu'avec ses doigts ou la pointe d'un couteau, en évitant de tacher cette fraise empesée que la mode imposait de porter autour du cou.
C’est en 1625 que la fourchette à trois dents fait son apparition. Cependant Louis XIV continue à manger avec ses doigts et plus tard Louis XV, lui, utilisera la pointe de son couteau.
A Cette époque fourchette et couteau sont placés du même côté à droite ou à gauche. C’est seulement à la fin du 17ème siècle que la fourchette prendra 4 dents, symbole de richesse, de raffinement et de statut social.
L'usage de la fourchette pour porter l'aliment de l'assiette à la bouche ne s'installa qu'à la fin du 18e siècle.
Il a un bon coup de fourchette ou être une bonne fourchette se dit d’une personne qui mange beaucoup
Fourchettes retrouvées à Suse, (Iran)
Bronze moulé, viiie – ixe siècles,


Références :
-
« Gastronomie et Vins, 101 confréries de France et autres associations gourmandes » par Jean-Paul Branlard, Editions ESKA 2002
-
« les 100 meilleurs musées gastronomiques de France et autres lieux gourmands », Editions Grancher 2001

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